Quand on n’a
Que la bouche
Pour savoir
Parler
Quand on n’a
Que les yeux
Pour savoir pleurer
Ou pour regarder
Quand on n’a
Que l’esprit
Pour s’évader
Quand on n’a
Que le cœur
Pour aimer
Quand on n’a
Que les doigts
Pour taper
Quand on n’a
Qu’un cœur
Pour savoir
Mourir
Quand on a
Des illusions
De pouvoir
Partager
Vouloir communiquer
Quand on a
Compris que
Quand on n’avait
Rien
A passer
Un message
A travers ses
Lèvres
Aussi croustillantes
Débordant d’un rouge
Vif de sang
Vampire de velours
Chauve souris
D’une nuit
Quand on avait
Envie d’embrasser
Une fille
Quand il suffisait
De rêver la poésie
Quand il fallait
Fondre comme
Une bougie
Pour illuminer
Mon obscurité
Celle que je voyais
A lumière du jour
Comme un grappin
De raisin celui
Que je bois
Dans un verre
De désespoir
Quand on a
Vécu le désarroi
Quand on a
Pissé dans son pantalon
Pour avoir le courage
D’avoir eu peur
Quand on a
Connu la solitude
Pour avoir eu
Des amis
Quand on a
Admiré la verdure
De la nature
Où les femmes s’accrochaient
A un arbre pour donner
La vie
Une eau de source
S’écoulait
Quand on a
Ecouté pleurer
Un bébé
Renifler les seins
De sa mère
Pourtant mourante
Quand on n’avait
Plus rien
A apprendre
Que sa mère
Fut décédée
A apprendre
Que son cordon
Ombilical
Fut coupé
Quand on n’a
Rien à respirer
Qu’une bouffée
De tendresse
Quand on n’en a
Que la fraternité
D’un monde fou
Où tout le monde
S’entretuait
Pour un fuel, ou
Pour une parcelle
De terre
Dans laquelle
Il serait enfoui
Quand on a su
Jouer les riches
Pour avoir supporté
Cette indignité
Etres humains
Que nous étions
Quand vous n’avez
Rien à foutre
De notre temps
Pensons-y
Qu’on n’a pas
Le choix
Quand on a




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