Je bois du vin
Et je mange du pain
Pourtant je ne suis pas
Chrétien en rien
Ni le crétin qui
Se prend pour un musulman
Mais celui qui adore
Le tibétain qui se donna la mort
Tout en étant conscient
Va me dire qu’il s’est suicidé
Tu ne me convaincras point
Qu’il a mis fin à sa vie
Et que son esprit était libre
Pourri ainsi sois-tu
Qui tenait à la vie
Pharaon sois-tu
Ou esclave de tous les temps
Ni sarcophages ni momification
Il a eu le mérite
De ne pas être dévoré
Par les asticots
Ou alors que Dieu tout puissant
A voulu démontrer
A quel point nous étions si forts
En tant qu’êtres humains
De n’être rien qu’un point zéro
Qui dans l’infini
Il se prolongea
Pour être une carcasse pour les vautours
Malheureusement pour les charognards
Sous terre nous nous inhumions
Et Dieu créa le monde
Pour son désir
Pas pour nos plaisirs
Crois-tu au bonheur ?
Ou d’être téléguidé vers la fin
D’une vie meilleure
Aussi naïf sois-tu
Ensemble nous pourrirons
Dans un mètre de fond
Que tu sois de la merde
Ou simplement un président
J’en veux à la brume
D’être si matinale
Et qu’avec ses gouttelettes
Elle embrasse le parfum des fleurs
Au point que l’on ne sentira rien



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