On a trop tendance à oublier
La mort
Comme si on n’en avait pas
Peur
Tu me diras que viendra le jour
Où de ce monde je ne serai
Plus
Que le souvenir d’un crétin
Sans plus
Qui avait longtemps cru
A la vie
S’accrocher au provisoire
Eternel
Sans se soucier de la divinité
Je mourrai cette nuit
Pensant que demain est un autre
Jour
Où soleil y est sans nuages
Verdures des jardins de mes pensées
Et que dans le brouillard j’allumerai
Mes bougies
Pour mieux voir sous la pluie
torrentielle où je mettrai
Le pied
Sans rancunes ni remords
Le pardon
J’en ferais mon épitaphe
Ca remonte à la dernière guerre
Où je fus amputé
Celle de savoir embrasser
Celui qui a su me tuer
Vois-tu donc que je
Blasphème
L’aléatoire du vécu
Je suis déjà mort si tu le
Savais
Il faut dire que notre mère nature
A su fabriquer des athées
Qui ne pourraient que
Supplier
Dieu Merci!
Pour être secourus
Oh que nous étions à côté
De la vérité qui n’est
Qu'illusions
Il y a mort et mort
Y est
Pour l’instant je me tiens
Au chaud
Entre les jambes de celle qui fut
Ma bien-aimée
Mais entre nous ça sent
La pisse
Que d’avoir pensé à
La mort
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